L'antisèche de Maccabi Haïfa - Paris Saint-Germain (1-3) : C'était (presque) le PSG de Mauricio Pochettino

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LIGUE DES CHAMPIONS – Le PSG a peiné pour s'imposer devant le Maccabi Haïfa mercredi (1-3). La formation de Christophe Galtier s'en est remise au talent de ses individualités et a affiché des lacunes collectives qui n'étaient pas sans rappeler celles de la saison passée, sous la direction de Mauricio Pochettino. Sa marge de progression est importante. Mais sa victoire ne doit pas être négligée.

"Ce qui inquiète, c'est l'absence de réaction de Galtier"

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Le jeu : Laborieux, ce PSG !

Ce PSG ressemblait plus à celui de l'an dernier qu'à celui du début de saison. Attentistes, suffisants, incapables de former un bloc, les Parisiens n'ont rien maîtrisé pendant une heure. Le trio offensif n'a pas abattu le même travail défensif que depuis le début de la saison, laissant l'entrejeu francilien en infériorité numérique. Le Maccabi Haïfa en a profité pour se procurer des situations intéressantes, mais il n'a pas su faire la différence après avoir ouvert le score. Il peut le regretter. Car il n'a pas su tenir la distance. Son adversaire fatigué, Paris a été un peu plus consistant au bout d'une heure, sans être flamboyant. Et son talent lui a suffi pour remporter un succès laborieux.

Les joueurs : La MNM, malgré tout

Ils n'ont pas été vraiment inspirés par ailleurs. Mais Paris leur doit quand même sa victoire. Leo Messi, Kylian Mbappé et Neymar ont su frapper au bon moment pour sortir le PSG du traquenard israélien. De son côté, Vitinha a eu le mérite de surnager pendant la longue période de torpeur parisienne. Les pistons Nordi Mukiele et Nuno Mendes ont en revanche souffert. Au Maccabi Haïfa, Mohammad Abu Fani a incarné son équipe, rayonnant pendant une heure avant de s'éteindre. Un constat qui s'applique aussi pour Tjaronn Chery, auteur d'un joli but par ailleurs.

Le facteur X : Pierrot a failli tout changer

Paris n'a pas manqué de réussite en Israël. Frantzdy Pierrot peut en témoigner. L'avant-centre du Maccabi Haïfa n'a pas été loin de redonner l'avantage à son équipe en début de seconde période. Placé sur la trajectoire d'une frappe de son coéquipier Pierre Cornud, l'attaquant haïtien a dévié le ballon hors de portée de Gianluigi Donnarumma et le portier italien a été tout heureux de voir le cuir fuir son cadre. Car l'histoire aurait pu être bien différente pour le PSG si le Maccabi avait repris l'avantage à cet instant du match.

La stat : 10

Le PSG a poursuivi sa mauvaise habitude. Il n'arrive plus à préserver son but inviolé dans un match de Ligue des champions à l'extérieur et il n'a pas inversé la tendance sur le terrain du Maccabi Haïfa. Paris en est désormais à dix déplacements consécutifs en C1 avec au moins un but encaissé, concédant 17 buts sur cette période. Il a du talent devant et cela s'est vu en Israël. Mais il a aussi des soucis derrière. Cela s'est confirmé, et il tarde à corriger cette lacune.

La décla : Kylian Mbappé (attaquant du PSG)

La question : Paris a-t-il vraiment changé ?

Ce match a un peu ressemblé au premier déplacement du PSG en Ligue des champions la saison passée, à Bruges (1-1), où Paris avait peiné pour obtenir un match nul. Bougés par une équipe supposée inférieure, les Parisiens ont longtemps semblé sans solution pour se révolter et imposer leur supériorité. Un manque de mouvement en attaque, des difficultés criantes au milieu, une défense exposée : la formation de Christophe Galtier a affiché des lacunes qui n'étaient pas si éloignées de celles de l'ère Pochettino.
Cela traduit déjà l'étendue de la tâche de Christophe Galtier. Et le temps nécessaire pour mettre en place un projet de jeu totalement différent, avec un changement de schéma tactique à assimiler. Le processus sera long et délicat pour trouver un équilibre collectif tout en maximisant le talent de son trio offensif. Il y a eu des performances prometteuses depuis le début de saison pour indiquer que Galtier était sur la bonne voie. Celle-ci vient montrer tout le chemin qui reste à parcourir.
Mais Paris s'est imposé. C'est justement ce qu'il n'avait pas su faire en Belgique la saison passée et cela ne doit pas être négligé. Il n'a pas affiché une maîtrise suffisante pour s'en gargariser, mais sa capacité à se sortir d'une situation délicate avec un succès a toute son importance dans le début de l'ère Galtier. Cela ne doit pas faire oublier la médiocrité de la performance et la marge de progression du PSG. Mais gagner sans bien jouer, c'est toujours une qualité. Surtout en Ligue des champions.
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Mbappé après Messi et Ramos : pourquoi le PSG n'en a pas fini avec ses problèmes de transfert

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